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Choisir son installateur

Choisir un installateur de panneaux solaires : la méthode

La qualification RGE QualiPV, trois devis comparés ligne par ligne, les questions à poser, les signes qui font raccrocher. La méthode d'un site sans vente.

Par , ingénieur INSA en génie climatique. Publié le , vérifié le .

8 min de lecture

Que garantit la qualification RGE QualiPV ?

Elle garantit qu'un tiers a vérifié l'entreprise, et cette vérification ne s'étend pas au devis que l'entreprise vous remet.

La mention RGE est accordée par les pouvoirs publics et l'ADEME aux professionnels du bâtiment et des énergies renouvelables engagés dans une démarche de qualité. La page de l'annuaire en décrit les effets : elle aide à repérer les professionnels compétents, elle ouvre aux entreprises une formation, et elle conditionne l'accès à certaines aides.

Pour le photovoltaïque, la déclinaison de cette mention est QualiPV, délivrée par Qualit'EnR. Elle porte sur l'entreprise, avec un référent formé, et sur des chantiers audités. Ce qu'elle atteste, c'est qu'un tiers a contrôlé la pose.

L'arrêté tarifaire ne nomme pourtant pas QualiPV. Il demande une qualification ou une certification professionnelle dans le photovoltaïque, délivrée par un organisme qui a conventionné avec l'État. Le centre de ressources Photovoltaique.info tient la liste des mentions valables, et il signale qu'une mention QualiPV limitée au bâti ne suffit pas pour ouvrir le contrat d'achat.

Ce que la qualification ne couvre pas se lit avec la même attention. Elle ne fixe pas votre prix, et elle ne vérifie pas que la puissance proposée correspond à votre consommation. Elle ne rend pas non plus le devis sincère : deux entreprises également qualifiées peuvent vous remettre deux projets très différents. Ce qu'elle exige de l'entreprise, et ce qu'elle laisse à votre charge, est détaillé dans le guide RGE QualiPV.

Le plus simple est de la vérifier vous-même, en deux gestes. Cherchez l'entreprise dans l'annuaire de France Rénov', puis demandez-lui son certificat. Trois mentions comptent sur ce document : la période de validité, la date d'échéance, et les domaines couverts. Le logo posé sur un devis ne vous donne aucune de ces trois lignes.

Vous pouvez aussi mesurer le vivier autour de vous avant d'appeler qui que ce soit. Notre annuaire des installateurs photovoltaïques RGE liste, département par département, les entreprises qualifiées domiciliées chez vous, tirées de l'annuaire de l'ADEME. Les coordonnées s'affichent sur demande, et la page de votre département en donne le nombre.

Comment comparer trois devis ?

En mettant les mêmes lignes en face, dans le même ordre, sur une seule feuille. Une ligne qu'un devis laisse vide se voit alors tout de suite, et cette absence vous renseigne déjà sur l'offre.

  • La puissance, en kilowatts-crête. C'est la seule grandeur comparable d'un devis à l'autre.
  • Les modules : le modèle, la puissance unitaire, la garantie produit et la garantie de production, avec leurs durées.
  • La conversion : un onduleur central ou des micro-onduleurs, leur garantie, et le coût annoncé d'un remplacement.
  • La pose : en surimposition au-dessus de la couverture, ou en intégration au bâti à la place des tuiles.
  • Les démarches : qui dépose la déclaration préalable, qui monte le dossier Consuel, qui fait la demande de raccordement auprès d'Enedis.
  • Le prix, toutes taxes comprises, posé et raccordé, avec le taux de TVA ligne par ligne.

Ces six lignes tiennent sur une page, et elles suffisent à départager les trois offres. La comparaison se fait au kilowatt-crête posé. Deux modules de puissances différentes n'apportent pas la même puissance totale, et le reste du chantier ne bouge pas.

Cette page ne parle pas de montants, elle parle de qui pose et de ce qu'il écrit. Les niveaux de prix attendus sont dans le guide prix des panneaux solaires. Chacune des six lignes est reprise de près dans le guide lire et comparer des devis, avec quoi demander quand elle manque.

Quelles questions poser ?

Il y en a six, et elles portent sur le calcul autant que sur le chantier. Notez les réponses pendant la visite, puis relisez-les le lendemain, à tête reposée.

  • Sur quelle consommation avez-vous dimensionné, et avec quelles données ?
  • Quelle production annuelle annoncez-vous, et d'où vient ce chiffre ?
  • Quelle part de cette production est consommée sur place dans votre calcul, et pourquoi celle-là ?
  • Qui dépose la déclaration préalable, le dossier Consuel et la demande de raccordement ?
  • Que couvre exactement votre garantie de pose, et qui intervient en cas d'infiltration ?
  • Quel est le numéro de votre qualification, et quelle est sa date d'échéance ?

Demandez aussi l'attestation d'assurance décennale, et lisez l'activité déclarée dessus. Une attestation qui ne cite pas les travaux de couverture ni l'électricité vous couvre mal pour ce chantier. Une entreprise qui en dispose la remet sur simple demande.

La première question est celle qui vous apprend le plus. Un dimensionnement sérieux part de vos relevés de consommation et de vos horaires, ceux du lave-linge, du chauffe-eau ou de la voiture, plutôt que d'une surface de toit. Une réponse qui commence par le nombre de panneaux disponibles vous dit sur quoi le projet a été construit.

Quels signes doivent faire raccrocher ?

Le premier signe est l'appel lui-même, quand vous ne l'avez pas demandé. La loi l'interdit dans ce secteur, et la DGCCRF documente ce qui suit ce genre d'appel.

La prospection téléphonique visant des travaux d'économies d'énergie ou de production d'énergies renouvelables est interdit, consentement ou non, sauf dans le cadre d'un contrat en cours. L'article L223-1 du code de la consommation ajoute qu'un contrat conclu à la suite d'un tel appel est nul. Vous pouvez donc raccrocher sans rien perdre. Ce que dit exactement la loi, et ce que vaut un contrat signé après l'appel, est dans le guide le démarchage téléphonique pour le solaire.

Sept phrases, entendues au téléphone ou en rendez-vous, appellent la même réponse.

  • « Nous travaillons en partenariat avec EDF. » Se réclamer d'eux ne prouve rien, et qui fait quoi sous ce nom est dans le guide panneaux solaires et EDF.
  • « Votre mairie nous a mandatés. » France Rénov' rappelle que les administrations ne démarchent pas pour des travaux.
  • « Cette aide expire à la fin du mois. » Une aide de l'État tient à un texte, et une date de clôture commerciale n'y change rien.
  • « Signez aujourd'hui, le prix ne sera plus valable demain. »
  • « Ce sera tant par panneau, vous choisissez le nombre. » Un devis au panneau empêche toute comparaison.
  • « Ce document n'est qu'une étude de faisabilité. »
  • « Les panneaux se remboursent tout seuls, la mensualité est couverte. »

Les deux dernières viennent directement des constats de la DGCCRF. Son enquête décrit des clients qui souscrivent un crédit sans en avoir conscience, en signant des documents présentés comme sans portée. Elle décrit aussi des allégations d'autofinancement fondées sur des économies surestimées, et des bons de commande portant la mention d'un paiement comptant alors que les travaux sont financés à crédit.

Le délai de rétractation est le point suivant de ces constats. La DGCCRF rappelle un délai de quatorze jours, qui court à compter de la livraison des biens. Elle relève des contrats où ce droit n'est pas mentionné, et des chantiers commencés avant la fin du délai contre une remise. Un chantier commencé trop tôt entame ce droit.

Ces pratiques font l'objet de contrôles, dont les bilans sont publics. Le communiqué de la DGCCRF du 29 septembre 2025 annonce près de 1 000 établissements contrôlés en 2024 dans la rénovation énergétique, dont 34 % avec des manquements graves. Ces contrôles partent de plaintes et de signalements, et le communiqué lui-même invite à lire ce taux avec cette réserve.

L'enquête précédente décrivait déjà les mêmes méthodes. Celle de 2018, publiée en octobre 2019, portait sur 469 établissements contrôlés avec un taux d'anomalies de 56 %. Elle visait surtout de petites structures, mobiles et éphémères, comptant parfois plus de commerciaux que d'ouvriers. La liste complète des signes, et les recours quand un contrat est déjà signé, sont dans le guide arnaques aux panneaux solaires.

Comment nous choisissons les installateurs que nous vous remettons ?

Nous les choisissons par la distance, dans l'annuaire RGE de l'ADEME, et sans rien vous vendre. Le calcul est fait par HésiaSun, le moteur du site, et la liste arrive avec le résultat.

À la fin de l'étude, nous affichons cinq entreprises qualifiées RGE en photovoltaïque, classées par distance depuis votre adresse. Aucune n'a reçu vos coordonnées. C'est vous qui appelez, si vous le souhaitez, et rien ne vous oblige à en appeler une.

Une entreprise référencée chez nous passe devant les autres quand elle est proche de chez vous. La liste porte alors le mot référencé en face de son nom, pour que vous sachiez d'où vient l'ordre d'affichage.

Votre demande d'étude ne part chez personne tant que vous ne l'avez pas demandé. Si vous le demandez, elle est proposée à un installateur, un seul, avec le calcul complet et la preuve de votre demande. Le site vit de ces demandes, et nous préférons l'écrire ici plutôt que vous le laisser deviner.

Nous ne posons aucun panneau et nous ne facturons rien aux particuliers. Cette page ne défend donc aucune entreprise. Elle vous donne de quoi en juger une, avec un devis sous les yeux et une liste de questions à poser.

Calculez chez vous

Deux questions, votre adresse et votre facture, et le résultat s'affiche en entier. Sans coordonnées, sans démarchage.

Sources

  1. Annuaire des professionnels RGE, ADEME, France Rénov'. Consulté le 14 septembre 2026.
  2. Choisir son installateur : signes de qualité, Photovoltaique.info, Hespul. Consulté le 14 septembre 2026.
  3. Article L223-1 du code de la consommation, Légifrance. Consulté le 14 septembre 2026.
  4. Pratiques déloyales et trompeuses dans le secteur des énergies renouvelables et de la rénovation thermique, DGCCRF, ministère de l'Économie. Consulté le 14 septembre 2026.
  5. Article 278-0 bis du code général des impôts, Légifrance. Consulté le 14 septembre 2026.
  6. Rénovation énergétique : des contrôles en hausse pour renforcer la confiance et protéger les consommateurs, DGCCRF, communiqué de presse du 29 septembre 2025. Consulté le 14 septembre 2026.