Lexique
Les mots du photovoltaïque.
Chaque terme en quelques phrases. Les chiffres sont dans les guides, avec leurs sources : ici, on explique seulement ce que les mots veulent dire.
- Autoconsommation
La part de votre production que vous consommez chez vous, au moment où elle est produite.
Consommer sa propre électricité au moment où les panneaux la produisent, c'est l'autoconsommation. Le taux d'autoconsommation est la part de la production qui reste dans la maison. Le reste part sur le réseau : c'est le surplus.
Depuis la réforme de juin 2026, ce taux commande la rentabilité. Un kilowattheure consommé sur place évite un achat au tarif plein, un kilowattheure injecté se vend très peu.
- Autoproduction
La part de votre consommation que votre production couvre. On dit aussi taux d'autarcie.
Le taux d'autoproduction regarde la facture : sur tout ce que la maison consomme, quelle part vient du toit. Le taux d'autoconsommation regarde la production : sur tout ce que le toit produit, quelle part reste dans la maison.
Les deux se confondent souvent. Une grande installation a un fort taux d'autoproduction et un faible taux d'autoconsommation, parce qu'elle produit plus qu'elle ne sert.
- Batterie virtuelle
Une offre commerciale où le surplus injecté devient un crédit de kilowattheures à reprendre plus tard, sans batterie chez vous.
Le fournisseur compte le surplus que vous injectez et vous le rend, en kilowattheures, quand vous consommez plus que vous ne produisez. Rien n'est stocké physiquement : c'est un jeu d'écriture, contre un abonnement.
Les kilowattheures repris restent soumis à l'acheminement et aux taxes, selon les conditions du fournisseur. Un guide de la grappe Batterie compare cette offre à la vente du surplus et à une batterie réelle.
- Consuel
L'organisme qui atteste la conformité électrique d'une installation avant sa mise en service sur le réseau.
Le Comité national pour la sécurité des usagers de l'électricité délivre l'attestation de conformité. Le gestionnaire de réseau l'exige avant de mettre l'installation en service.
L'installateur prépare le dossier et le Consuel peut venir vérifier sur place. Sans attestation, pas de raccordement.
- Déclaration préalable
L'autorisation d'urbanisme à déposer en mairie avant de poser des panneaux sur un toit existant.
Poser des panneaux change l'aspect extérieur d'une construction. Dans la plupart des cas, une déclaration préalable de travaux suffit, déposée en mairie avant le chantier. Le délai d'instruction est d'un mois en général, plus long en secteur protégé où l'architecte des Bâtiments de France donne son avis.
L'installateur la prépare souvent. C'est le propriétaire qui la signe et qui en est responsable.
- Dégradation annuelle
La baisse lente de la production d'un panneau d'une année sur l'autre, garantie par le fabricant.
Un panneau produit un peu moins chaque année. Les fabricants garantissent une puissance minimale après vingt ou vingt-cinq ans, ce qui borne cette baisse.
Le moteur du site applique une dégradation annuelle dans ses calculs sur la durée. La valeur retenue est écrite sous chaque résultat, avec les autres hypothèses.
- Enedis
Le gestionnaire du réseau de distribution d'électricité sur la plus grande partie de la France.
Enedis raccorde votre installation au réseau, pose et relève le compteur, et gère les demandes de raccordement. Dans quelques territoires, une entreprise locale de distribution joue ce rôle.
Enedis ne vend pas d'électricité et n'installe pas de panneaux. Toute installation raccordée passe par une demande auprès du gestionnaire de réseau.
- Intégration au bâti
Des panneaux qui remplacent la couverture du toit et assurent eux-mêmes l'étanchéité.
En intégration au bâti, on retire les tuiles et les panneaux deviennent la toiture. L'étanchéité repose sur le système de pose. Cette technique a longtemps été encouragée par un tarif d'achat plus élevé, qui a disparu.
Elle est plus délicate à poser et à reprendre qu'une surimposition. Aujourd'hui, la plupart des installations de maison se posent par-dessus la couverture.
- Irradiation
L'énergie solaire reçue par une surface pendant une période, en kilowattheures par mètre carré.
L'irradiation mesure la lumière qui arrive au sol, directe et diffuse. Elle change avec la latitude, la saison, l'heure et la couverture nuageuse. Un panneau produit sous les nuages, moins, grâce à la lumière diffuse.
PVGIS la fournit heure par heure, sur des années de mesures satellitaires. C'est la donnée de départ de tout calcul de production.
- Kilowatt-crête (kWc)
La puissance maximale d'une installation, mesurée dans des conditions d'ensoleillement normalisées.
Le kilowatt-crête dit la taille d'une installation. C'est la puissance qu'elle délivre sous un ensoleillement de référence, le même pour tous les fabricants. Une installation de maison fait le plus souvent quelques kilowatts-crête.
Ce n'est pas ce qu'elle produit chez vous. La production dépend du lieu, de l'orientation et de la saison : c'est le productible qui la donne.
- Kilowattheure (kWh)
L'unité d'énergie de votre facture : un appareil de mille watts qui fonctionne pendant une heure.
Le kilowattheure mesure une quantité d'énergie. Votre facture en compte, une installation en produit, une batterie en stocke. Un radiateur de mille watts allumé une heure consomme un kilowattheure.
Le site compare toujours des kilowattheures entre eux : ceux que votre toit produirait, ceux que vous consommez, et ceux qui se croisent au même moment.
- Micro-onduleur
Un petit onduleur fixé sous chaque panneau, ou sous chaque paire de panneaux.
Au lieu d'un onduleur central, chaque panneau a le sien. Un panneau à l'ombre ne freine plus les autres, et la production se lit panneau par panneau.
Le choix entre onduleur central et micro-onduleurs dépend du toit : ses ombres, ses pans, la place disponible. Un guide de la grappe Technique détaille la différence.
- Obligation d'achat
Le mécanisme légal qui oblige un acheteur désigné, EDF OA le plus souvent, à acheter votre surplus à un tarif fixé par arrêté.
L'État fixe par arrêté un tarif d'achat pour l'électricité des petites installations. Un acheteur obligé, EDF Obligation d'Achat sur la plus grande partie du territoire, doit signer un contrat et payer ce tarif pendant toute sa durée.
Le tarif dépend de la date de la demande complète de raccordement. Un contrat signé garde ses conditions jusqu'au bout, même si l'arrêté change ensuite.
- Onduleur
L'appareil qui transforme le courant continu des panneaux en courant alternatif, celui du réseau et de vos prises.
Les panneaux produisent du courant continu. La maison et le réseau fonctionnent en courant alternatif. L'onduleur fait la conversion, surveille le réseau et s'arrête si le réseau tombe.
Un onduleur central sert toute l'installation. Il se remplace en général une fois dans la vie des panneaux.
- Productible
Ce qu'un kilowatt-crête produit en un an à un endroit donné, en kilowattheures par kilowatt-crête.
Le productible relie la taille de l'installation à sa production. Il dépend de l'irradiation du lieu, de l'orientation et de l'inclinaison du toit, et des pertes du système.
Le site le lit dans PVGIS, le service d'irradiation de la Commission européenne, au point exact de votre toit. La carte de France de l'accueil montre le productible de chaque département.
- QualiPV
La qualification RGE propre au photovoltaïque, délivrée par Qualit'EnR.
QualiPV atteste qu'une entreprise sait poser et raccorder une installation photovoltaïque. Elle porte sur l'entreprise, avec un référent formé, et sur des chantiers audités.
Elle ne garantit ni le prix ni le dimensionnement. Elle dit que l'entreprise a été vérifiée sur la pose. Un guide de la grappe Installateur explique ce qu'elle couvre et ce qu'elle ne couvre pas.
- Rendement
La part de la lumière reçue qu'un panneau convertit en électricité.
Le rendement compare l'électricité produite à la lumière reçue par le panneau. Un rendement plus élevé produit plus sur la même surface. Il ne produit pas plus par kilowatt-crête : deux installations de même puissance produisent la même chose au même endroit.
Le mot est souvent confondu avec la production ou la rentabilité. Il ne compte que si votre toit manque de place.
- RGE
Reconnu garant de l'environnement : la mention des entreprises qualifiées pour les travaux d'énergie.
La mention RGE s'obtient auprès d'un organisme de qualification, après vérification des compétences et des chantiers. Elle se contrôle et se renouvelle.
Pour le photovoltaïque, la qualification correspondante est QualiPV. Les aides publiques et le tarif d'achat des petites installations la demandent le plus souvent. Le site ne propose que des entreprises RGE de ce domaine, lues dans l'annuaire de l'ADEME.
- Surimposition
Des panneaux posés sur des rails au-dessus de la couverture existante, qui reste en place.
La surimposition garde les tuiles ou les ardoises. Des crochets traversent la couverture, des rails s'y fixent, et les panneaux se posent dessus avec une lame d'air derrière.
C'est la pose la plus courante sur une maison. Elle se démonte sans toucher au toit, et la lame d'air refroidit les panneaux, ce qui les fait produire un peu plus.
- Surplus
L'électricité produite que personne n'utilise dans la maison à ce moment-là, et qui part sur le réseau.
À midi, les panneaux produisent au maximum et la maison consomme peu. La différence est le surplus. Il est injecté sur le réseau par le compteur, qui le compte à part.
Le surplus se vend au tarif d'achat fixé par arrêté, dans le cadre de l'obligation d'achat, ou se cède gratuitement au réseau si l'on renonce à le vendre.
- Tarif réglementé de vente
Le prix de l'électricité fixé par les pouvoirs publics sur proposition de la Commission de régulation de l'énergie.
Le tarif réglementé est le prix de référence de l'électricité pour les particuliers. EDF le vend sous le nom de tarif Bleu. Il se compose d'un abonnement et d'un prix du kilowattheure, et il est révisé en général en février et en août.
Le site l'utilise pour convertir votre facture en kilowattheures et pour chiffrer ce qu'un kilowattheure autoconsommé vous fait économiser.
- TURPE
Le tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité : la part de la facture qui paie le réseau.
Le TURPE rémunère le transport et la distribution de l'électricité, RTE et Enedis. Il est fixé par la Commission de régulation de l'énergie et il est compris dans le prix que vous payez.
Il s'applique aux kilowattheures soutirés du réseau. Un kilowattheure autoconsommé n'en paie pas : c'est une partie de l'économie réalisée.