Conseil Solaire

Autoconsommation

Taux d'autoconsommation et taux d'autoproduction : deux chiffres qu'on confond

Le premier dit la part de la production consommée sur place, le second la part de la consommation couverte par le toit. Les deux sur trois cas calculés.

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Que mesure le taux d'autoconsommation ?

La part de la production qui ne part pas sur le réseau. Son dénominateur est la production annuelle des panneaux. Notre installation de référence à Toulouse produit 7 230 kWh par an6 et en garde 38 % dans la maison. Le reste passe le compteur et devient du surplus.

Ce taux mesure ce que vous ne gaspillez pas, pas ce que votre facture a perdu. Une installation minuscule sur une maison très consommatrice affiche un taux presque parfait et ne change presque rien à la facture.

Le code de l'énergie ne parle pas de taux. Selon le centre de ressources d'Hespul, il définit l'autoconsommation individuelle comme le fait de consommer soi-même, sur un même site, tout ou partie de l'électricité produite. Les taux sont des indicateurs d'ingénieur, sans définition réglementaire.

Que mesure le taux d'autoproduction ?

La part de la consommation couverte par le toit. Son dénominateur est la consommation annuelle de la maison. Notre maison de référence consomme 7 000 kWh par an6, le toit en fournit 39 %, et le solde vient du réseau au tarif réglementé.

On l'appelle taux d'autoproduction ou taux d'autarcie ; nous employons le premier.

Ce taux regarde la facture : il mesure ce que vous n'achetez plus et ignore ce que vous injectez. Une installation énorme sur une petite maison affiche une belle couverture et cache un gros gaspillage.

Pourquoi vont-ils en sens inverse ?

Ils partagent le même numérateur, l'électricité produite et consommée dans la même heure, et seul le dénominateur change.

Ajoutez des panneaux. La production grimpe vite, mais la maison n'appelle pas plus de courant à midi, donc le numérateur augmente peu. Divisé par une production plus grande, le premier taux baisse ; divisé par une consommation inchangée, le second monte.

3 kWc6 kWc9 kWc
Production3 615 kWh par an7 230 kWh par an10 846 kWh par an
Part de la production consommée62 %38 %27 %
Part de la consommation couverte32 %39 %42 %

Calculé par HésiaSun, le moteur du site. Maison à Toulouse, 7 000 kWh par an, 3 kWc plein sud ; Maison à Toulouse, 7 000 kWh par an, 6 kWc plein sud ; Maison à Toulouse, 7 000 kWh par an, 9 kWc plein sud.

Même maison, même toit plein sud, trois puissances calculées par HésiaSun, le moteur du site, heure par heure sur une année type de PVGIS. La production grossit d'un cas à l'autre, la première part baisse vite, la seconde monte lentement.

Aucun des deux taux ne se lit seul, ni ne se compare entre deux installations de puissances différentes. Une batterie virtuelle ne change ni l'un ni l'autre : elle crédite le surplus pour le reprendre plus tard, sans toucher à la part consommée sur place.

Lequel regarder pour décider ?

Le taux d'autoconsommation, parce qu'il commande l'argent. Un kilowattheure consommé sur place vous évite un achat à 0,2001 €4. Injecté, il se vend 1,1 centime par kilowattheure5. Le premier vaut 18 fois le second ; le guide l'autoconsommation solaire part de cet écart.

L'ADEME chiffre l'effet sur le temps de retour. Son avis de janvier 2025 écrit qu'une installation résidentielle est rentable cinq ans plus tôt en moyenne en autoconsommant 45 % de sa production au lieu de 25 %2. Ces tarifs datent de décembre 2024 : c'est un ordre de grandeur. Le guide faire monter son taux d'autoconsommation reprend un par un les gestes utiles, du lave-linge de l'après-midi au chauffe-eau décalé.

Le taux d'autoproduction sert ailleurs. Il mesure l'indépendance énergétique d'une maison, sujet du pilier produire son électricité, et compare deux maisons entre elles, puisque son dénominateur est la consommation.

Ce qui peut changer ces chiffres

Nos trois cas décrivent la même maison à Toulouse, toit plein sud sans ombre, consommation étalée selon les profils résidentiels d'Enedis. Votre profil horaire diffère du profil moyen, et c'est lui qui déplace le plus les deux taux.

La région change le productible, donc la production et le dénominateur du premier taux. Une même installation affiche des taux différents à Lille et à Marseille.

Le tarif réglementé, révisé en février et en août, ne touche pas les taux. Il change ce que rapporte chaque point d'autoconsommation. Nous relisons cette page à chaque révision.

Nous ne vendons rien aux particuliers. Calculez vos deux taux sur votre adresse et votre consommation, et comparez-les à ceux qu'on vous annoncera.

Calculez chez vous

Deux questions, votre adresse et votre facture, et le résultat s'affiche en entier. Sans coordonnées, sans démarchage.

Sources

  1. Définition et périmètre de l'autoconsommation individuelle, Photovoltaique.info, Hespul, dernière modification le 27 novembre 2024. Consulté le 14 septembre 2026.
  2. Les avis de l'ADEME : autoconsommation individuelle d'origine photovoltaïque, ADEME, janvier 2025. Consulté le 14 septembre 2026.
  3. PVGIS 5.3, Commission européenne, Centre commun de recherche. Consulté le 24 octobre 2026.
  4. Historique des tarifs réglementés de vente d'électricité pour les consommateurs résidentiels, Commission de régulation de l'énergie, données ouvertes sur data.gouv.fr. Consulté le 10 septembre 2026.
  5. Arrêté du 1er juin 2026 modifiant l'arrêté du 6 octobre 2021 fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations photovoltaïques sur bâtiment de 500 kW au plus, Journal officiel n° 0129 du 4 juin 2026, Légifrance. Consulté le 14 septembre 2026.
  6. HésiaSun, Confer SAS. Consulté le 11 septembre 2026.