Produire son électricité
Produire sa propre électricité : ce qui est possible en 2026
Une maison couvre une part de sa consommation avec son toit, pas la nuit ni sous un ciel couvert, et reste raccordée. Le calcul par HésiaSun, sur un cas réel.
Par Conseil Solaire. Publié le , mis à jour le , vérifié le .
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Peut-on se passer du réseau ?
Pas dans une maison ordinaire. La nuit, le toit ne produit rien. En décembre, sous un ciel bas, il produit moins qu'en été, alors que la maison consomme le plus. Sur une pointe, quand le four et les plaques tournent ensemble, il ne suit pas.
Se couper du réseau demande une batterie pour les jours sans soleil, un appoint pour les épisodes qu'elle ne couvre pas, et une production taillée pour l'hiver. Ce matériel s'achète et dort une partie de l'année.
Le décalage des saisons, lui, ne se rattrape pas. Une batterie déplace l'électricité d'un jour au lendemain, pas d'août à décembre.
Rester raccordé a un prix connu d'avance. L'abonnement, 15,90 € par mois1, ouvre l'accès au réseau. Le TURPE paie l'acheminement et figure dans chaque kilowattheure soutiré.
Le réseau sert de réserve disponible toute l'année, dans les deux sens, et aucune batterie de maison ne le remplace. Le guide l'indépendance énergétique d'une maison mesure jusqu'où une maison peut aller, sur nos cas de 6 et 9 kWc, et donne le prix de chaque pas.
Quelle part de sa consommation une maison peut-elle couvrir ?
Sur notre cas de Toulouse, le toit de 6 kWc couvre 39 %5 de la consommation. Ce taux s'appelle l'autoproduction, ou taux d'autarcie : la part de votre consommation fournie par le toit sur une année.
Les totaux annuels n'expliquent pas ce chiffre. L'installation produit 7 230 kWh par an5 et la maison consomme 7 000 kWh par an. Les deux totaux se ressemblent, et le taux reste loin du compte.
L'écart vient de l'heure. Les panneaux produisent en cloche autour de midi, la maison consomme surtout le matin et le soir. Seule la partie où les deux se croisent compte comme couverte. Le reste part sur le réseau d'un côté et s'achète de l'autre.
Ajouter des panneaux grossit la production de midi, quand la maison en a le moins l'usage, et ne referme pas l'écart. Le taux jumeau, l'autoconsommation, regarde la production : sur le même cas, 38 %5 de ce que le toit produit reste dans la maison, et 39 % de la consommation vient de lui. Les deux taux et ce qui les fait bouger sont dans le pilier autoconsommation solaire.
HésiaSun, le moteur du site, croise les deux courbes heure par heure sur une année. Il tire la production de l'irradiation PVGIS au point de la maison et étale votre consommation sur les profils résidentiels d'Enedis. Une moyenne annuelle compterait comme couvert ce qui est parti sur le réseau.
Solaire, thermique, éolien, kit : quoi pour une maison ?
Quatre familles de matériel s'adressent aux particuliers, pour des usages différents.
Le photovoltaïque en toiture convertit la lumière en électricité, qui entre dans le compteur. C'est le seul que ce site calcule, et les chiffres de cette page portent sur lui.
Le chauffe-eau solaire ne produit pas d'électricité : des capteurs chauffent un fluide, qui chauffe l'eau d'un ballon. Il agit sur l'eau chaude sanitaire et non sur le compteur. Le guide chauffe-eau solaire ou photovoltaïque compare ce que chacun couvre.
Le petit éolien se monte sur un mât. Il demande un vent régulier et un terrain dégagé, loin des bâtiments et des arbres. Ces conditions se vérifient sur votre terrain avant tout devis.
Les kits à brancher comptent un ou deux panneaux, posés au sol, sur un balcon ou contre un mur, reliés à un micro-onduleur et branchés sur une prise. Ils couvrent la consommation de fond des appareils qui tournent toute la journée.
Nous ne chiffrons ici ni le petit éolien ni les kits. Le guide kits solaires plug and play déduit la production d'un kit du productible relevé, sans en donner le prix. Pour le petit éolien, nous n'avons aucun relevé à citer, donc aucun chiffre.
Que devient le surplus ?
Il part sur le réseau et se vend 1,1 centime par kilowattheure4. Le surplus est ce que la maison ne consomme pas au moment où les panneaux le produisent. Le compteur communicant compte à part ce qui entre et ce qui sort.
Un contrat le rachète au titre de l'obligation d'achat. Un acheteur obligé, désigné par la loi, paie le tarif fixé par arrêté pendant vingt ans4, indexé de 2 % par an.
Ce tarif dépend de la date de votre demande complète de raccordement. L'arrêté du 1er juin 2026 l'a abaissé et a supprimé la prime à l'investissement pour les demandes déposées à partir du 5 juin 20264. Le guide ce qui a changé en juin 2026 reprend le texte point par point.
Vendre reste facultatif. Avec l'autoconsommation sans revente, le surplus part sur le réseau sans contrepartie. Dans les deux cas, il quitte la maison, et le taux d'autoproduction le mesure par l'autre bout.
Combien ça coûte, et combien ça évite ?
L'électricité du réseau coûte 0,2001 €1 le kilowattheure au tarif réglementé, abonnement à part. Chaque kilowattheure pris sur le toit vous évite d'en acheter un à ce prix. Chaque kilowattheure envoyé sur le réseau rapporte le tarif d'achat du surplus. Le premier vaut 18 fois4 le second, et cet écart fait l'intérêt d'une installation.
L'installation de notre cas coûte 11 000 €5 posée ; le pilier prix des panneaux solaires décompose ce devis. Ses économies la remboursent en 15,5 ans, sous les hypothèses que le moteur affiche avec chaque résultat.
Le toit n'est ni le premier levier d'une facture ni le moins cher. Le guide réduire sa facture d'électricité classe les autres leviers.
Ce que font déjà les maisons françaises
Dans les diagnostics de performance énergétique des maisons individuelles, nous comptons celles qui décrivent au moins un champ de panneaux. Elles sont 2,5 %2 du total, soit 118 428 maisons sur 4 659 041 diagnostics.
Ces diagnostics viennent de l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME, et nous les reprenons à chaque instantané publié.
Le corpus décrit les maisons diagnostiquées, pas toutes les maisons de France. Un diagnostic s'établit à la vente, à la location et dans quelques autres cas réglementaires. Une maison qui ne change pas de main n'y figure pas.
La page des chiffres donne la date de l'instantané et le périmètre retenu, pour recompter ces parts.
Ce qui peut changer ces chiffres
Notre cas décrit une maison à Toulouse, 7 000 kWh par an5, toit plein sud sans ombre, consommation répartie selon les profils résidentiels d'Enedis. La vôtre a une autre adresse, un autre toit et d'autres horaires.
Vos horaires pèsent le plus sur la part couverte. Une maison occupée en journée consomme ce qu'une maison vide envoie sur le réseau.
Le tarif réglementé est révisé en février et en août. Il fixe la valeur de chaque kilowattheure évité et le montant de l'abonnement. Nous relisons cette page à chaque révision.
Le tarif d'achat du surplus dépend de l'arrêté en vigueur au dépôt de votre demande de raccordement. Un contrat signé garde ses conditions jusqu'à son terme.
Les panneaux perdent un peu de puissance chaque année : c'est la dégradation annuelle, que le moteur applique et affiche. Nous ne vendons rien aux particuliers : calculez votre cas et apportez les chiffres en rendez-vous.
Calculez chez vous
Deux questions, votre adresse et votre facture, et le résultat s'affiche en entier. Sans coordonnées, sans démarchage.
Sources
- Historique des tarifs réglementés de vente d'électricité pour les consommateurs résidentiels, Commission de régulation de l'énergie, données ouvertes sur data.gouv.fr. Consulté le 14 septembre 2026.
- Observatoire DPE-Audit, ADEME. Consulté le 14 septembre 2026.
- PVGIS 5.3, Commission européenne, Centre commun de recherche. Consulté le 24 octobre 2026.
- Arrêté du 1er juin 2026 modifiant l'arrêté du 6 octobre 2021 fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations photovoltaïques sur bâtiment de 500 kW au plus, Journal officiel n° 0129 du 4 juin 2026, Légifrance. Consulté le 14 septembre 2026.
- HésiaSun, Confer SAS. Consulté le 11 septembre 2026.