Conseil Solaire

Bluetti

Elite 100 V2

Capacité, puissance, chimie, cycles, entrée solaire, poids et garantie de l'Elite 100 V2, lus dans le manuel Bluetti, et ce que ces chiffres donnent en heures.

Par , ingénieur INSA en génie climatique. Publié le , vérifié le .

4 min de lecture

Ce que dit le fabricant

Capacité1 024 Wh
Puissance de sortie1 800 W en continu
ChimieLiFePO4 (lithium-fer-phosphate)
Cycles annoncés4 000 cycles, 80 % de capacité restante
Entrée solaire1 000 W au plus
Température de décharge-20 à 40 °C
Poids11,5 kg
Garantie5 ans

Chaque valeur vient d'un document du fabricant, cité au survol et dans la liste des documents lus.

Ce qu'il fait

L'Elite 100 V2 est une batterie en coffret, avec un onduleur. Elle rend du courant alternatif sur des prises classiques, et du courant continu sur des ports USB-C et USB-A, une prise allume-cigare et deux sorties rondes. Sa capacité est de 1 024 Wh et sa sortie alternative rend 1 800 W en continu.

Elle se recharge sur le secteur, sur un panneau solaire branché sur son entrée dédiée, sur l'allume-cigare d'une voiture ou sur un groupe électrogène. Le secteur et le panneau peuvent la charger en même temps. Le manuel décrit aussi une alimentation sans interruption : branchée au mur avec un appareil dessus, elle prend le relais à la coupure, avec un délai qu'il chiffre en millisecondes.

Sa batterie est en LiFePO4 (lithium-fer-phosphate), annoncée pour 4 000 cycles, 80 % de capacité restante. Elle pèse 11,5 kg et se porte par une poignée escamotable. Le tableau du fabricant la garantit 5 ans.

Pour qui

Pour celui qui a besoin de courant loin d'une prise, avec de quoi faire tourner un appareil de cuisine ou un outil. Sa sortie tient ce qui se branche d'ordinaire au mur, dans la limite de 1 800 W en continu. Le manuel prévient qu'un moteur ou un compresseur demande au démarrage plusieurs fois sa puissance nominale, et qu'un appareil de ce genre peut la mettre en défaut.

Pour celui qui veut couvrir une coupure de courant sans y penser. L'alimentation sans interruption décrite par le manuel garde une box ou un ordinateur sous tension pendant la bascule, tant que la station reste branchée au mur.

Elle ne sert à rien pour faire baisser la facture d'une maison. Elle ne produit pas d'électricité, et ce qu'elle stocke venu d'une prise a déjà été acheté. Rechargée sur un panneau nomade, elle rend au plus sa capacité par cycle, sans commune mesure avec ce qu'un toit produit sur l'année.

Ce que ses chiffres donnent chez vous

Sa capacité est de 1 024 Wh. Pour savoir combien de temps elle tient un appareil, lisez la puissance sur l'étiquette de cet appareil, en watts, et divisez la capacité par cette puissance. Le résultat est en heures. Un appareil qui chauffe, qui refroidit ou qui a un moteur se lit à sa puissance moyenne, pas à sa puissance de pointe. Une part de la charge se perd aussi dans l'onduleur.

À pleine puissance de sortie, soit 1 800 W en continu, la même division donne une demi-heure environ. C'est l'ordre de grandeur à garder en tête : la station tient longtemps les petits appareils, et très peu les gros.

Pour la recharge au soleil, l'entrée solaire accepte 1 000 W au plus. Divisez la capacité par cette puissance : vous obtenez une heure de plein soleil environ pour une charge complète, si les panneaux fournissent vraiment ce maximum. La page du fabricant écrit une durée un peu plus longue ; l'écart est ce qui se perd en chemin. Atteindre cette puissance d'entrée demande plusieurs panneaux nomades, ou un grand.

Les cycles annoncés, 4 000 cycles, 80 % de capacité restante, se lisent avec la capacité. Multipliez l'un par l'autre et vous avez, au plus, ce que la batterie peut rendre avant d'arriver à ce seuil. Divisez ensuite par ce que vous lui demandez chaque jour, et vous avez une durée. Un usage de camping, quelques semaines par an, n'en viendra pas à bout ; une recharge complète chaque jour, si.

Ce qu'il ne fait pas

Sa sortie alternative est limitée à 1 800 W en continu. Le manuel décrit un mode Power Lifting qui accepte des charges plus fortes, mais seulement des charges purement résistives, bouilloire, couverture chauffante ou sèche-cheveux. Il précise que la puissance réellement fournie reste la même.

Sa batterie ne garde pas sa capacité pour toujours. Le fabricant annonce 4 000 cycles, 80 % de capacité restante, et la capacité continue de baisser ensuite. Elle ne se décharge qu'entre -20 à 40 °C et ne se charge qu'au-dessus de zéro. Le manuel demande aussi, si elle reste inutilisée plus de trois mois, de la ranger à moitié chargée et de la faire cycler une fois par trimestre.

Elle ne se raccorde pas au réseau de la maison. Le manuel l'écrit en toutes lettres dans ses conseils de première page : ne pas raccorder la sortie alternative de l'appareil au réseau. Ses prises alimentent ce qu'on y branche, et rien d'autre : elle ne fait pas tourner le tableau électrique, ne stocke pas le surplus d'un toit et ne vend rien.

Ce n'est ni une installation de toit ni une batterie résidentielle. Ces deux-là se dimensionnent sur la consommation et le surplus d'une maison, et se posent par un professionnel. Le guide batterie solaire pour la maison donne la méthode, et les batteries résidentielles que nous avons lues sont dans leur catégorie.

Documents lus

  1. Elite 100 V2 Portable Power Station, User Manual, Bluetti (Shenzhen PowerOak Newener), version V2.0, copyright 2025, en anglais. Consulté le 11 octobre 2026.
  2. BLUETTI Elite 100 V2 Portable Power Station, page produit et onglet « Tech Specs », Bluetti Europe, boutique bluettipower.eu, sans date de version lisible sur la page. Consulté le 11 octobre 2026.