Anker
SOLIX C1000
Capacité, puissance, chimie, cycles, entrée solaire, poids et garantie de la SOLIX C1000, lus dans le manuel Anker, et ce que ces chiffres donnent en heures.
Par Eric Pudebat, ingénieur INSA en génie climatique. Publié le , vérifié le .
4 min de lecture
Ce que dit le fabricant
| Capacité | 1 056 Wh |
|---|---|
| Puissance de sortie | 1 800 W en continu |
| Chimie | LFP |
| Cycles annoncés | 3 000 cycles |
| Entrée solaire | 600 W au plus |
| Température de décharge | -20 à 40 °C |
| Poids | 12,9 kg |
| Garantie | 5 ans |
Chaque valeur vient d'un document du fabricant, cité au survol et dans la liste des documents lus.
Ce qu'il fait
La SOLIX C1000 est une batterie en coffret, avec un onduleur. Elle rend du courant alternatif sur des prises classiques, et du courant continu sur des ports USB-A et USB-C et une prise allume-cigare. Sa capacité est de 1 056 Wh et sa sortie alternative rend 1 800 W en continu.
Elle se recharge sur le secteur, sur un panneau solaire branché sur son entrée dédiée, ou sur l'allume-cigare d'une voiture. Le manuel décrit aussi une alimentation sans interruption : branchée au mur avec un appareil dessus, elle prend le relais à la coupure, avec un délai qu'il chiffre en millisecondes. Il prévoit enfin une batterie d'extension du même fabricant, qui double la capacité.
Sa batterie est en LFP, annoncée pour 3 000 cycles. Elle pèse 12,9 kg et se porte à la main. La page du fabricant la garantit 5 ans.
Pour qui
Pour celui qui a besoin de courant loin d'une prise, avec de quoi faire tourner un appareil de cuisine ou un outil. Sa sortie tient ce qui se branche d'ordinaire au mur, dans la limite de 1 800 W en continu. Le manuel réserve le dépassement de cette limite, qu'il appelle SurgePad, aux appareils qui chauffent, et l'écarte pour les appareils de précision.
Pour celui qui veut couvrir une coupure de courant sans y penser. L'alimentation sans interruption décrite par le manuel garde une box ou un ordinateur sous tension pendant la bascule, tant que la station reste branchée au mur.
Elle ne sert à rien pour faire baisser la facture d'une maison. Elle ne produit pas d'électricité, et ce qu'elle stocke venu d'une prise a déjà été acheté. Rechargée sur un panneau nomade, elle rend au plus sa capacité par cycle, sans commune mesure avec ce qu'un toit produit sur l'année.
Ce que ses chiffres donnent chez vous
Sa capacité est de 1 056 Wh. Pour savoir combien de temps elle tient un appareil, lisez la puissance sur l'étiquette de cet appareil, en watts, et divisez la capacité par cette puissance. Le résultat est en heures. Un appareil qui chauffe, qui refroidit ou qui a un moteur se lit à sa puissance moyenne, pas à sa puissance de pointe. Une part de la charge se perd aussi dans l'onduleur.
À pleine puissance de sortie, soit 1 800 W en continu, la même division donne une demi-heure environ. C'est l'ordre de grandeur à garder en tête : la station tient longtemps les petits appareils, et très peu les gros.
Pour la recharge au soleil, l'entrée solaire accepte 600 W au plus. Divisez la capacité par cette puissance : vous obtenez un peu moins de deux heures de plein soleil pour une charge complète, si les panneaux fournissent vraiment ce maximum. Atteindre cette puissance d'entrée demande plusieurs panneaux nomades, et un panneau posé au sol fournit rarement son maximum d'un bout à l'autre de la journée.
Les cycles annoncés, 3 000 cycles, se lisent avec la capacité. Multipliez l'un par l'autre et vous avez, au plus, ce que la batterie peut rendre avant d'arriver à ce terme. Divisez ensuite par ce que vous lui demandez chaque jour, et vous avez une durée. Un usage de camping, quelques semaines par an, n'en viendra pas à bout ; une recharge complète chaque jour, si.
Ce qu'il ne fait pas
Sa sortie alternative est limitée à 1 800 W en continu. Le manuel décrit un mode SurgePad qui monte plus haut, et l'adresse aux appareils qui produisent de la chaleur. Il l'écarte pour les instruments de précision et les appareils qui ont des exigences strictes de tension.
Sa batterie ne garde pas sa capacité pour toujours. La page du fabricant annonce 3 000 cycles, sans dire quelle capacité reste à ce terme, et nous ne le devinons pas. Elle ne se décharge qu'entre -20 à 40 °C et ne se charge qu'au-dessus de zéro. La page demande aussi de vérifier le niveau chaque semaine, de recharger quand il descend bas, et de faire une charge complète tous les trois mois.
Elle ne se raccorde pas au réseau de la maison. Ses prises alimentent ce qu'on y branche, et rien d'autre : elle ne fait pas tourner le tableau électrique, ne stocke pas le surplus d'un toit et ne vend rien.
Ce n'est ni une installation de toit ni une batterie résidentielle. Ces deux-là se dimensionnent sur la consommation et le surplus d'une maison, et se posent par un professionnel. Le guide batterie solaire pour la maison donne la méthode, et les batteries résidentielles que nous avons lues sont dans leur catégorie.
Documents lus
- Anker SOLIX C1000/C1000X Portable Power Station, manuel d'utilisation en français, Anker, modèle A1761, fichier A1761_V5_FR_UG_Web daté du 12 mai 2026 dans son nom. Consulté le 11 octobre 2026.
- Anker SOLIX C1000 station électrique portable, page produit, Anker SOLIX, boutique France, sans date de version lisible sur la page. Consulté le 11 octobre 2026.